La combinaison de François

Alors que je n'avais qu'un sac poubelle comme K-Way, François s'est fait carrément une combinaison. Composée tout d'abord d'un K-Way comme le mien mais transparent, d'une jupe en sac poubelle, et de chaussettes en cellophane pour éviter d'avoir les pieds mouillés (ce qui n'a évidemment pas marché). Saluons l'artiste.
La combinaison de François

# Posté le mercredi 22 août 2007 19:55

MEDAILLE D'ARGENT DU PODIUM DES JOURNEES POURRIES : Lundi (fin).

On est arrivés chez les grands-parents pour manger ; mais on a du d'abord se sécher... Ben sans vêtements secs, faut faire avec les moyens du bord... Me voici donc avec le pyjama de ma grand-mère (François s'est cru pas assez ridicule pour se prendre en photo. A voir.).
MEDAILLE D'ARGENT DU PODIUM DES JOURNEES POURRIES : Lundi (fin).

# Posté le mercredi 22 août 2007 19:59

MEDAILLE D'OR DU PODIUM DES JOURNEES POURRIES : Mardi.

Et on commence dès le matin par un petit-déjeuner tout ce qu'il y a de plus normal. François est un poil crevé, il a pas réussi à fermer l'oeil de la nuit jusqu'à ce que son réveil sonne (en fait, il s'est endormi après). On part de chez les grands-parents vers 10h30. Il crachouille un peu, mais rien de grave. On arrive à Nonant-le-Pin, à une dizaine de kilomètres de là. François est devant, je le suis. Et là, premier problème (de la journée, j'entend bien).
PAF!!! pff pff pff pff pff...
Le pneu arrière de François a littéralement explosé (il était lisse depuis le départ, mais bon ça surprend quand même)... Alors on avait pas vraiment de choix : on a appelé les grands-parents. Ils sont allés nous acheter un pneu neuf. Là arrive le deuxième problème de la journée, qui se révèlera très important... la batterie de mon portable, naze. On appelle en PCV à bord d'une cabine téléphonique. J'explique calmement le problème pendant que François me colle des escargots dans le cou. On se serre à deux dans la cabine car il pleut, et on attend une heure. Le chien à côté doit avoir mal à la gorge, pour avoir aboyé pendant tout ce temps.
Comment s'occuper dans une cabine téléphonique??
- course d'escargots (eux ils voulaient pas, y'en avait un qui se barrait d'un côté et l'autre de l'autre)
- repeindre le combiné téléphonique avec de la bave d'escargot
Bref, on s'est fait chier...
Le grand-père est arrivé, avec un pneu neuf (un pneu Michelin). Apparemment, la description de la taille du pneu de François n'a pas plu au garagiste, qui a dit que les numéros qu'il a donnés ne voulaient rien dire. On sort le pneu neuf du coffre ; et là, malheur il est bien trop grand. Alors on charge le vélo de François dans le coffre, puis le mien, en prenant soin d'enlever la roue arrière pour que ça rentre. On va jusqu'au magasin de vélos... qui est fermé le midi. On rentre à la maison, on décharge les vélos, on remonte le mien. Ensuite, on mange. Le grand-père revient, nous annonce qu'en fait le pneu était de la bonne taille (journée poisse, je vous dis). On le remonte, il regonfle un peu les pneus, et à 2h30 on repart. Ce coup-ci, il ne pleut pas, et on a réussi à franchir le cap de Nonant-le-Pin sans crever.
On fait quelques bornes (sans nous perdre!!) et on arrive sur un petit chemin longeant la Touques, une rivière qui passe par Lisieux, notre destination.
Et là je propose un petit jeu : Devinez par quelle route on va passer.
MEDAILLE D'OR DU PODIUM DES JOURNEES POURRIES : Mardi.

# Posté le jeudi 23 août 2007 05:35

And here is the big problem...

Bon on est fous, on est jeunes, on est beaux, on est forts, alors on fonce dans les nuages à toute allure. En fait on s'est pas pris trop de pluie ; les premières fois, je me cachais sous les arbres pour pas finir trempé (ça énervait d'ailleurs François), puis après on a sorti nos super K-Way, et plus question de s'arrêter. On avance à une bonne moyenne, il ne pleut pas autant qu'on aurait prévu, bref tout baigne quoi. Arrivé à 10km de Lisieux, il se remet légèrement à pleuvoir. François est devant, à une vingtaine de mètres. Et là, j'entends, devinez quoi??
PAF!! pff pff pff pff...
AHAHAHAH LE CON !! IL A ENCORE... encore... bouhouhouhouh... C'était mon pneu arrière. Bon keep cool, je descend de mon vélo, et je commence à marcher. Je geule "FRANCOIIIIIIIS", mais il ne m'a pas entendu ; il a continué sa route tête baissée, sans doute qu'on glisse mieux entre les gouttes.
Bon je me dis "quand il va s'apercevoir que je ne le suis pas, il va revenir". Alors je me met à chanter "la Ballade des gens heureux" pour me donner du courage. Au bout de 2km, je chantais déjà autre chose : "allez François tu me délaisse, ça fait longtemps que je t'ai pas vu! Allez François ramène tes fesses, allez François bouge toi le cul"... Eh ben il est pas revenu. Et j'ai du me taper les 10km restants à pied (10km avec un sac à dos, un vélo à pousser : plus de 2h de marche).
Pendant ce temps, François, qui s'est aperçu que je n'étais pas là, s'est arrêté, a attendu, et a fait demi-tour histoire de voir si je n'étais pas derrière (il a pas fait demi-tour assez longtemps, en fait). Puis, ne me voyant pas il s'est dit "Merde alors, il a du me doubler quand j'avais la tête baissée, il est devant, chuis bête !!"... Alors il a foncé à toute allure vers Lisieux. Il est arrivé au point de RDV avec Caroline (place François Mitterrand, et non pas place Saint François Mitterrand), mais celle-ci n'était pas en vue. Il essaye de téléphoner aux deux absents, mais son portable n'a plus de batterie... Il arrête une voiture de police, pour dire qu'il a perdu son camarade (grand, short orange, vélo bleu, avec un sac sur son dos, ça doit pas être dur à voir). Le policier rigole bien, mais accepte de me dire où est François s'il me voit. Et toujours impossible de joindre Caroline. Alors, François décide d'appeler mes parents (en PCV, le canaillou), pour si jamais je les aurais joints. Et là, j'arrive. Je commence à lui geuler dessus :
"Woo eeh connard moi je suis pas parti devant quand t'as crevé !!"
et il me répond : "Aaah, t'as crevé ??"
Bon en fait personne n'était fâché, on était plutôt contents de se retrouver.
On se raconte nos histoires.
Ensuite, j'essaie de téléphoner à Caroline avec une carte téléphonique (avec 8 unités restantes). Et là, grande surprise... ELLE DECROCHE !! Je crois que la surprise lui a explosé le tympan. Elle nous explique qu'elle peut pas venir, parce qu'elle est invitée chez des gens. Et nous alors??
Bon je sors de la cabine, et là plouch je me prends une merde d'oiseau sur la tête. Je cours vers la fontaine et plonge la tête dedans. L'eau était dégueulasse, mais moins que la merde d'oiseau. Je retourne voir François (qui se marrait encore, d'ailleurs). Je lui pose la question banale : "Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait??" Imaginez quand même qu'il était presque 9h du soir, qu'on avait pas mangé depuis midi, qu'on avait faim, froid, et nulle part où dormir. C'est là que François à eu une bonne idée (ça change) : "Et si on dormait au presbytère??"
Ben ouais, ça a marché à Tessy sur Vire, alors pourquoi ça marcherait pas ici??
On met une heure à trouver le presbytère. On sonne, le prêtre sort la tête par la fenêtre : "C'est pour quoi?" La dame qui nous a indiqué le presbytère (fallait trouver hein...) lui dit qu'on cherche un endroit où dormir. Le prêtre descend, la dame repart.
Il ouvre la porte, et nous dit "Mais vous êtes qui, vous??"
-"Ben, Paul et François"
-"Et vous êtes quoi?? Des scouts? des jeunes?"
-"Ben juste des jeunes qui font le tour de la Basse-Normandie..."
Il accepte de nous faire rentrer. Il nous offre même un super repas. Bien que totalement contre l'informatique et totalement pour le scoutisme (journée poisse, je vous dis), il est très sympa (mais un peu bizarre quand même). Il nous offre même quelques verres de cidre du Pays d'Auges (pas de la piquette!!) tout en causant (de scoutisme). On est ensuite partis se coucher, dans l'étage qui nous était réservé.
Elle se finissait plutôt bien, la journée number one du top 3.

# Posté le jeudi 23 août 2007 06:05

Dernier jour...

On part du presbytère vers 11h. La journée est assez monotone : faut essayer de joindre Caroline. Sans portable. Sans carte téléphonique. Sans PCV (pas vers les portables). Bref, la merde quoi. On arrive à lui laisser un message à partir d'une cabine téléphonique (1¤ sur ma CB, ça taxe), en lui donnant RDV au même endroit vers 2h. Ensuite, on va manger un kebab en ville. Comme il caille dehors, on va passer la journée dans la gare. A 1h45, François me dit "Bon, je retourne place Mitterrand attendre Caroline". Je lui réponds "Elle va pas venir, c'est mort. Moi je reste là au chaud". Il me répond "Si elle est pas là à 2h30, je me barre". Et qui c'est que je vois arriver dans la gare à 2h40?? François, avec Caroline. Tout sourire, comme si de rien était. Avec un sourire pareil comment peut-on faire mine d'être faché?? François lui passe le bonjour de tout le monde, on cause, et une heure après, elle nous dit "Bon, faut que j'y aille !!" (*eurk*)
On l'accompagne jusque là où l'attendait sa mère, on dit au revoir (à l'année prochaine !!) et on retourne à la gare. On prend le train à 17h16, dans un beau TER très confortable, et on rentre chez nous vers 19h30. On mange, et on commence à taper ce magnifique blog.

Voilà une photo "preuve" : On a réussi à voir Caroline !!
Dernier jour...

# Posté le jeudi 23 août 2007 06:16